D’où viennent les Conédiens ?

La légende raconte qu’il y a des siècles, une étoile filante s’est écrasée près de ce qui allait devenir Montréal.
L’énergie de l’étoile s’est infiltrée dans le sol, se mélangeant au gravier écrasé, à la neige fondue et au café renversé d’un dépanneur voisin.

Lorsque les premiers cônes orange ont été plantés par des ouvriers sans méfiance lors d’Expo 67, la magie a pris racine.

Avec le temps, une société s’est discrètement formée sous les rues de la ville – Coneville – un arrondissement secret alimenté par la lumière fluorescente et la fierté municipale.
Il se trouve dans un ancien tunnel de service oublié, près de l’intersection du Boulevard De Maisonneuve et de la rue du Coneway (les humains, eux, l’écrivent toujours mal : “Conway”).

Qui sont les Conédiens ?

Les Conédiens (The Conedians) sont une espèce unique et animée de cônes de signalisation anthropomorphes qui vivent parmi nous… discrètement, à la vue de tous.

Ils ont l’apparence de simples cônes de chantier, dans toutes les nuances d’orange et de blanc, mais avec une différence essentielle : ils sont vivants.

ls travaillent. Ils rient. Ils forment des communautés. Ils rêvent d’un monde où les détours sont bien balisés et les feux piétons parfaitement synchronisés.

Ce ne sont pas de simples cônes.
Ce sont les gardiens du mouvement.

Pourquoi les Conédiens disparaissent-ils en hiver ?

Les Conédiens suivent un cycle ancestral appelé “La Grande Pause”. Dès que tombent les premiers flocons, leur énergie s’éteint peu à peu.

Créatures de chaleur, de mouvement et de lumière, ils hibernent profondément sous terre pour échapper au sel, aux chasse-neige et aux pneus d’hiver qui menacent leurs corps fragiles et caoutchouteux.

Pendant cette période, Coneville se transforme en un refuge paisible éclairé à la lanterne. Les anciens racontent des histoires, les petits s’entraînent dans des tunnels à parcours d’obstacles, et chaque foyer prépare la Grande Éclosion du Printemps.

Comment les Conédiens réapparaissent-ils au printemps ?

Lorsque le premier permis de la saison des travaux est délivré en mars, une vibration magique résonne à travers l’asphalte – c’est le “Grondement du Retour”. Ce signal réveille les Conédiens.

Un par un, ils réémergent par les nids-de-poule, les barrières de chantier et les plaques d’égout mal replacées, se glissant discrètement en place avant l’aube.

Pour les humains, ils ne sont que de simples cônes » qui sont apparus du jour au lendemain.
Pour Les Conédiens, c’est le Retour au Devoir.

La vie à Coneville

Ils ont des élections, des festivals et des histoires d’amour.

Ils organisent chaque année le Blinkfest, où les bandes réfléchissantes sont jugées lors d’un grand spectacle de lumières.

Leur plus grande peur? Être transformés en pots de fleurs par des hipsters.

Leurs héros? Ceux qui tiennent debout toute une saison de construction sans être renversés par des trottinettes.